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EGM : Claude Régy, Jean-Claude Ameisen : les couleurs de l’oubli

Claude Régy et Jean-Claude Ameisen font entrer en dialogue art et science, littérature, théâtre et biologie, médecine.

"Il n’est pas suffisant d’avoir des souvenirs", dit Rilke. "Il faut pouvoir les oublier. Il faut qu’ils se confondent avec notre sang, avec notre regard, avec notre geste. Il faut qu’ils perdent leurs noms et qu’ils ne puissent plus être discernés de nous-mêmes. Il peut alors se produire qu’au cours d’une heure très rare, le premier mot d’un vers surgisse…"

Nous sommes faits de mémoire. Et d’oubli. De la présence de l’absence. De la trace de ce qui a disparu. De ceux qui ont disparu.

Notre mémoire est à la fois l’empreinte, en nous, de ce que nous avons vécu, et la modification que cette empreinte a provoquée. Notre mémoire est la preuve vivante que nous devenons autres. Et la mémoire, quand elle s’égare ou se perd en chemin, quand elle pâlit avec l’âge ou certaines maladies, n’en est pas moins présente. Fragments de mémoire, conscients ou inconscients. Éclats de couleurs que nous avons tant de mal à percevoir et que révèle la splendeur des tableaux peints par des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer.

Claude Régy et Jean-Claude Ameisen font entrer en dialogue art et science, littérature, théâtre et biologie, médecine. Ils explorent la part d’invisible dans le visible. De silence dans la parole. D’oubli dans la mémoire. De mort au cœur du vivant. De création au cœur de l’humain. Les textes qui prennent vie dans la pénombre et la lumière d’une scène de théâtre, dans la lenteur des voix et des gestes des acteurs. La création qui déchire le voile de l’habitude et nous permet de nous réinventer.

Réalisation : Samia Serri
Production : Université Paris Diderot, Décembre 2011

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1. L’arc en ciel et la barque silencieuse

On a longtemps pensé que l’arc en ciel était un être animé, un serpent aux couleurs flamboyantes, un immense serpent dont les pouvoirs étaient maléfiques...
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2. Eclats de mémoire

L’effacement de la mémoire n’est pas une perte d’identité. En témoignent ces tableaux peints par des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Dans un hôpital au bord d’une forêt, François Arnold installe un jour un atelier de peinture. Dans ce...
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3. Le manque de la pensée

« Penser c’est toujours apprendre à penser le manque » Cette citation de Maurice Blanchot interroge ; que veut-il dire par le manque de la pensée ? Claude Régy  et Jean-Claude Ameisen dialoguent sur ce manque constitutif de la pensée, la relation...
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4. Dans la vie, dans la mort

Ne pas séparer la vie de la mort. Ne pas envisager la vie sans mort La vie et la mort sont le propre du vivant. La cohabitation des deux, entre la construction et la destruction est fondamentale.
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7. Au delà de l’écriture

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5. La sculpture du vivant

Chaque cellule, de chaque être vivant a la capacité de s’autodétruire en quelques heures. Sans cette capacité, la vie n’existerai pas... Chaque cellule est en sursis, vivant en cohabitation avec d’autres cellules dans l’organisme ; cette adaptation...
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8. Mémoire et temps

Claude Régy et Jean-Claude Ameisen échangent sur la relation entre mémoire et temps en partant de la pièce « Brume de dieu » du metteur en scène. Tirée du roman Les oiseaux de Tarjei Vesaas, le choix de la mise en scène favorise la reconstruction de...
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6. Les frontières de la normalité

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9. Espaces perdus

"Dans un tableau, ils (les chinois) ont analysé qu’il y avait un tiers de vide un tiers de plein, c’est donc accorder plus d’importance à l’espace vide qu’à ,l’espace plein..."